Blepharopsis mendica « Petite fleur du diable »

Blepharopsis mendica « Petite fleur du diable »

14,90 € TVA comprise, hors frais de port

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SchwierigkeitMoyen

Sexeindéterminé

Taille de l\'animal (mm) < 70 mm

Température (°C)28 °C – 35 °C

g

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Moyen

Icon Heimat

Turquie

Icon Tiergroesse

< 70 mm

Icon Temperatur

28 °C – 35 °C

Blepharopsis mendica – Petite fleur du diable dotée d’un camouflage exceptionnel

Blepharopsis mendica, la « petite fleur du diable », compte parmi les mantes religieuses les plus extraordinaires de la terrariophilie. Son corps dentelé, ses prolongements en forme de feuilles et sa couleur allant du vert blanchâtre au beige-brun lui permettent de se fondre presque parfaitement dans son environnement, parmi les branches sèches et les plantes.

Cette espèce a été décrite dès 1775 par Fabricius et appartient à la famille des Empusidae. Blepharopsis constitue à cet égard un genre distinct.

Le nom allemand « Petite fleur du diable » rappelle bien sûr la célèbre « Grande fleur du diable », Idolomantis diabolica. Les deux appartiennent en effet à la famille des Empusidae. Il ne faut toutefois pas considérer Blepharopsis mendica comme une simple version plus petite d’Idolomantis.

Une forte luminosité, des températures diurnes élevées, un climat plutôt sec et une très bonne aération sont particulièrement importants.

De l’Afrique du Nord à l’Asie occidentale et méridionale

Blepharopsis mendica présente une aire de répartition étonnamment vaste.

Cette espèce est présente en Afrique du Nord, aux îles Canaries, au Proche-Orient ainsi que dans certaines régions d’Asie occidentale et méridionale. Les occurrences répertoriées s’étendent notamment de l’Égypte, de l’Algérie, du Maroc, de la Tunisie, d’Israël, de la Jordanie, de l’Iran et d’Oman jusqu’au Pakistan. L’espèce est également connue en Turquie et à Chypre.

Elle vit principalement dans des habitats chauds, secs et ouverts.

Ils se trouvent généralement dans des buissons clairsemés et d’autres types de végétation dans les zones sèches. C’est précisément sur ces éléments que doit s’inspirer l’aménagement du terrarium.

Parfaitement camouflé parmi la végétation sèche

L’aspect de Blepharopsis mendica est unique.

Ces animaux possèdent de nombreux appendices et une silhouette irrégulière. De ce fait, les contours nets de leur corps se fondent parmi les branches et la végétation sèche.

Selon l’animal et son stade de développement, des nuances blanchâtres, beiges, marron clair et verdâtres peuvent apparaître.

Le mouvement de balancement caractéristique de nombreux Empusidae contribue également à leur camouflage. L’animal se balance lentement d’avant en arrière, ce qui lui donne l’apparence d’une partie de plante qui ondule au gré du vent.

C’est précisément ce comportement qui rend l’observation de la « petite fleur du diable » particulièrement intéressante.

Longueur du corps d’environ 5 à 6 cm

En ce qui concerne la taille, on trouve dans le commerce des indications étonnamment variées. On mentionne même parfois 7 à 8 cm.

En revanche, pour les espèces couramment élevées en terrariophilie, je me baserais plutôt sur une longueur de corps d’environ 5 à 6 cm comme référence réaliste. Les femelles ont une constitution plus robuste, tandis que les mâles restent plus élancés.

Or, les différentes populations géographiques peuvent tout à fait présenter des différences de taille. C’est pourquoi je ne présenterais pas une taille maximale unique comme étant valable pour l’ensemble des Blepharopsis mendica.

Les mâles adultes se reconnaissent d’ailleurs très facilement à leurs antennes caractéristiques, à double peigne.

Les mâles et les femelles se distinguent nettement les uns des autres

Au fur et à mesure que le fœtus se développe, il est de plus en plus facile de déterminer son sexe.

Les femelles ont un corps plus robuste et, surtout, un abdomen nettement plus volumineux. Les mâles, en revanche, restent plus minces.

Chez les mâles adultes, ce sont surtout les grandes antennes plumeuses, ou à double crête, qui attirent l’attention.

De plus, les mâles adultes sont plus agiles et volent bien. C’est pourquoi vous devez redoubler de vigilance lorsque vous ouvrez le terrarium.

Blepharopsis mendica apprécie la chaleur

Cette espèce peut supporter des températures nettement plus élevées que bon nombre d’autres mantes religieuses.

Une étude scientifique récente a permis d’élever avec succès des nymphes âgées à une température comprise entre 33 et 35 °C. De plus, une longue expérience en terrariophilie montre que Blepharopsis mendica s’adapte bien à des températures diurnes particulièrement élevées.

Pour leur élevage, je créerais donc un gradient de température marqué.

Dans la partie supérieure, bien éclairée, la température peut atteindre environ 30 à 35 °C. À proximité immédiate d’une source de chaleur appropriée, la température peut même être légèrement plus élevée à certains endroits. Parallèlement, des zones plus fraîches doivent être disponibles plus bas.

La nuit, la température peut baisser considérablement. En revanche, vous devez éviter de maintenir une température trop basse de manière prolongée.

La lumière joue un rôle particulièrement important

Blepharopsis mendica est une plante qui a un besoin très important de lumière.

Ces animaux aiment se poser dans des endroits très lumineux et fréquentent également les zones directement éclairées.

C’est pourquoi je ne me contenterais pas d’alimenter le terrarium uniquement avec l’éclairage de la pièce. À mon sens, un éclairage puissant pour terrarium fait partie de l’équipement de base pour cette espèce.

Parallèlement, cela permet de créer la zone de chaleur souhaitée dans la partie supérieure.

Cela permet de créer différentes zones de température et l’animal peut ainsi choisir lui-même l’endroit où il souhaite se trouver.

Un environnement sec plutôt qu’un climat tropical

Ce point distingue nettement la « petite fleur du diable » de nombreuses autres mantes religieuses.

Blepharopsis mendica n’a pas besoin d’un terrarium tropical constamment humide.

En terrariophilie, un taux d’humidité relative compris entre 30 et 50 % s’est avéré être une valeur de référence fiable. Cependant, là encore, ce n’est pas uniquement le chiffre affiché par l’hygromètre qui est déterminant.

Le terrarium doit être principalement sec et bénéficier d’une très bonne aération.

Une combinaison de températures élevées, d’un substrat constamment humide et d’une mauvaise aération serait bien plus problématique pour cette espèce qu’un environnement sec et bien aéré.

Il vaut mieux faire preuve de modération lors de la pulvérisation

Sur ce point, les avis divergent nettement.

Certains éleveurs expérimentés renoncent en grande partie à la pulvérisation pour Blepharopsis mendica et nourrissent les animaux avec des proies bien nourries. En revanche, un élevage scientifique en laboratoire a eu recours à une pulvérisation régulière et contrôlée, avec un taux d’humidité de l’air compris entre 40 et 45 %.

C’est pourquoi je ne formulerais ni « ne jamais vaporiser », ni « vaporiser régulièrement et abondamment » comme règle générale.

Pour leur entretien, il est essentiel d’éviter toute humidité élevée et persistante. Si vous devez les arroser, faites-le avec beaucoup de modération et veillez à assurer une excellente aération.

Une bonne ventilation est indispensable

Un terrarium destiné à accueillir Blepharopsis mendica doit permettre une très bonne circulation de l’air.

De grandes surfaces en gaze sont donc idéales. Elles permettent ainsi à l’air chaud de s’échapper et à l’air frais d’entrer.

Cet renouvellement d’air est particulièrement important lorsque vous travaillez en présence d’un éclairage intense ou d’une source de chaleur.

Le terrarium doit être chaud et sec, mais sans pour autant créer une accumulation de chaleur due à un espace trop fermé.

Au moins 20 × 20 × 30 cm pour un animal adulte

Pour un seul animal adulte, je prévoirais au moins un espace d’environ 20 × 20 × 30 cm.

Cependant, la structure utilisable est encore plus importante que la simple taille du terrarium.

Les branches sèches et les structures ramifiées offrent des endroits propices pour se poser. Parallèlement, il doit y avoir suffisamment d’espace sous plusieurs de ces zones pour permettre une mue sans difficulté.

Il existe toutefois une particularité : les représentants de la famille des Empusidae ne parviennent pas à s’agripper aussi solidement aux surfaces en verre parfaitement lisses que de nombreuses autres mantes.

C’est pourquoi le terrarium devrait comporter suffisamment de branches rugueuses, de gaze et d’autres surfaces offrant une bonne prise.

Un espace libre pour la mue

Blepharopsis mendica muera également la tête en bas.

Pour ce faire, l’animal s’accroche à une branche appropriée ou à une autre surface facile à saisir. Il se glisse ensuite vers le bas pour se débarrasser de son ancienne peau.

Il convient donc de laisser un espace libre d’au moins environ deux fois la longueur du corps en dessous d’un lieu de mue potentiel.

Le terrarium peut donc comporter des éléments structurants, mais il ne doit jamais être décoré de manière si dense que les branches se superposent partout les unes aux autres.

C’est justement lors de ses dernières mues que la mante a besoin de suffisamment d’espace.

Une chasseuse spécialisée dans les insectes volants

Une autre particularité de la petite fleur du diable se manifeste lors de l’alimentation.

Les mouches comptent parmi les proies les plus adaptées.

La mante se perche entre les branches et attend là que ses proies passent à proximité. Les proies volantes traversent précisément cette zone, ce qui déclenche de manière particulièrement fiable son comportement de chasse.

Il est néanmoins possible de leur proposer une alimentation variée. La taille des proies doit toujours être adaptée à leur stade de développement.

De la drosophile à la mouche bleue

Les très petites nymphes peuvent dans un premier temps être nourries avec des drosophiles.

À mesure que l’animal grandit, sa ration alimentaire augmente également :

Les jeunes nymphes sont nourries de mouches des fruits. Par la suite, les Terflys et les mouches dorées conviennent parfaitement. Enfin, les nymphes plus grandes et les adultes peuvent être nourris avec des mouches bleues et d’autres insectes volants adaptés.

Dans le cadre d’un élevage scientifique de Blepharopsis mendica, on a utilisé des Drosophila melanogaster au cours des deux premiers stades nymphaux. Par la suite, on leur a notamment donné à manger des mouches domestiques, des papillons de nuit, de petites sauterelles et des larves de vers de farine.

Cette espèce ne dépend donc pas nécessairement exclusivement des mouches. Pour l’élevage en terrarium, les insectes volants restent toutefois particulièrement pratiques et favorisent en même temps le comportement de chasse naturel.

Méfiez-vous de la mue

Si Blepharopsis mendica refuse soudainement de s’alimenter, cela peut être le signe d’une mue imminente.

Dans ce cas, vous ne devriez pas essayer de faire manger l’animal en lui proposant sans cesse de nouvelles proies.

Retirez les proies en excès et laissez la mante tranquille.

Après la mue, la nouvelle carapace est d’abord molle. Ce n’est que lorsque l’animal aura complètement durci que vous devriez recommencer à le nourrir normalement.

L’élevage en groupe est possible, mais l’élevage individuel reste plus sûr

C’est en cela que Blepharopsis mendica se distingue de nombreuses mantes religieuses plus agressives.

Les éleveurs expérimentés décrivent souvent l’agressivité intraspécifique comme relativement faible. Les jeunes individus et les mâles adultes, en particulier, peuvent parfois être élevés ensemble à condition de disposer d’un espace suffisant et d’une alimentation abondante.

Cela ne signifie toutefois pas que le cannibalisme soit exclu.

Pour les clients qui ne souhaitent pas prendre de risques inutiles, l’élevage individuel reste donc l’option la plus sûre.

C’est justement lorsque les tailles diffèrent ou pendant la mue que même des animaux habituellement pacifiques peuvent poser problème.

Attention aux animaux provenant des îles Canaries

L’origine de la lignée d’élevage constitue un point particulièrement important.

Chez Blepharopsis mendica, originaire des îles Canaries, on observe, en terrariophilie, une diapause chez les nymphes plus âgées. Au cours de cette phase de développement, les animaux sont maintenus à une température nettement plus basse.

Cela ne doit toutefois pas être généralisé à tous les Blepharopsis mendica.

Les lignées d’élevage provenant, par exemple, d’Égypte sont en revanche maintenues au chaud tout au long de leur développement.

C’est pourquoi, pour cette espèce, l’origine précise de la lignée d’élevage est plus importante que pour de nombreuses autres mantes. Pour votre boutique, je ne recommanderais d’inclure la diapause dans les consignes d’entretien spécifiques que si vos animaux proviennent effectivement d’une lignée canarienne correspondante.

Les avantages en un coup d’œil

  • Blepharopsis mendica (Fabricius, 1775)
  • Nom allemand : « Petite fleur du diable »
  • Famille des Empusidae
  • Large aire de répartition, de l’Afrique du Nord à l’Asie occidentale et méridionale
  • On en trouve également aux îles Canaries
  • Une longueur corporelle d’environ 5 à 6 cm constitue un bon repère pour de nombreuses lignées d’élevage
  • Coloration de camouflage exceptionnelle, allant du vert blanchâtre au brun beige
  • Appendices corporels caractéristiques
  • Mâles adultes aux antennes remarquablement peignées
  • Très thermophile
  • Plage de température supérieure : environ 30 à 35 °C
  • Veillez à ce qu’il reste plutôt sec
  • Un taux d’humidité d’environ 30 à 50 % à titre indicatif
  • Une très bonne aération est nécessaire
  • Extrêmement avide de lumière
  • Terrarium d’environ 20 × 20 × 30 cm
  • Les mouches constituent une excellente source de nourriture
  • La vie en groupe est partiellement possible, mais la vie en solitaire est plus sûre
  • Veuillez tenir compte de l’origine de la lignée de sélection en ce qui concerne une éventuelle diapause

Des accessoires adaptés à votre configuration

Repto Terra Sky – offre une grande surface d’aération et une hauteur suffisante pour permettre aux animaux de se percher et de muer en toute sécurité.

Repto Flat LED – assure un éclairage intense et contribue à créer la zone supérieure chaude et très éclairée que le Blepharopsis mendica affectionne particulièrement.

Insektenliebe Hygro-Therm – vous aide à contrôler les températures élevées, particulièrement importantes pour cette espèce, ainsi que l’humidité de l’air relativement faible.

Mini-arbre: il offre une structure sèche et ramifiée avec divers endroits où se percher, grimper et chasser, ce qui le rend particulièrement adapté à l’élevage de la petite fleur du diable.

Les mouches dorées – en tant qu’insectes volants actifs, elles conviennent particulièrement bien aux nymphes de taille correspondante et favorisent le comportement naturel de chasse.

Les mouches bleues constituent une source de nourriture appropriée et active pour les nymphes de grande taille et les Blepharopsis mendica adultes.

Conclusion

Blepharopsis mendica n’est pas une mante tropicale classique. C’est précisément ce qui rend la « petite fleur du diable » si intéressante.

Cette espèce provient principalement de régions chaudes et sèches et nécessite donc des conditions de culture adaptées. Une forte luminosité, des températures diurnes élevées, un climat sec et, surtout, une excellente aération constituent les conditions essentielles.

Dans la partie supérieure du terrarium, la température peut atteindre environ 30 à 35 °C, tandis que la nuit, un refroidissement sensible est possible. En ce qui concerne l’humidité de l’air, un taux d’environ 30 à 50 % constitue une valeur indicative pratique. Vous devez éviter les conditions d’humidité persistante.

Par ailleurs, Blepharopsis mendica a besoin de nombreux points d’appui faciles à saisir. En effet, en tant que représentante de la famille des Empusidae, elle se déplace avec moins d’assurance sur des surfaces parfaitement lisses que de nombreuses autres mantes. Les branches ramifiées et les surfaces en gaze sont donc particulièrement précieuses.

C’est également au niveau de l’alimentation que cette espèce révèle son caractère particulier. Ce sont surtout les insectes volants qui déclenchent son comportement de chasse typique. De la drosophile pour les petites nymphes aux mouches dorées et aux mouches bleues pour les animaux plus grands, la nourriture peut être parfaitement adaptée à leur développement.

Blepharopsis mendica est donc une mantide fascinante pour les éleveurs qui souhaitent aménager un terrarium chaud, lumineux et sec et qui recherchent une espèce qui se démarque nettement des autres, tant par son apparence que par son comportement.