Un petit coin de nature dans votre salon : les cloportes, les cloportes des murs et autres peuvent être élevés sans difficulté dans un terrarium. Cela peut s’avérer particulièrement intéressant pour les enfants et les adolescents qui étudient en classe l’habitat des insectes et autres invertébrés. Bien sûr, ils ont également des besoins fondamentaux et des exigences qui peuvent toutefois être satisfaits assez facilement, à moindre coût et en y consacrant peu de temps. Vous pouvez également partir en vacances sans problème, sans que vos voisins, vos proches ou vos amis aient à s’occuper des animaux. Les cloportes vous pardonneront donc un manque de motivation occasionnel, mais doivent par ailleurs, comme tout autre animal de compagnie, être nourris et soignés régulièrement.


Les cloportes constituent donc sans aucun doute des animaux de compagnie et des compagnons adaptés aux enfants, que vous habitiez en ville ou à la campagne. Il est très facile de recréer leur environnement naturel dans un terrarium. Vous pourrez ainsi observer leur développement et leur reproduction. Il n’y a pas lieu de craindre qu’ils causent des dégâts dans votre logement, car les cloportes ne peuvent pas survivre dans des conditions d’humidité ambiante normales, et encore moins se reproduire.
Où trouve-t-on des cloportes ?
Le mieux est de vous rendre dans une forêt de feuillus. Vous pouvez bien sûr également chercher dans une forêt de conifères, mais la diversité des espèces y est bien plus grande dans une forêt de feuillus en raison de la présence de feuilles mortes. Pour mettre toutes les chances de votre côté, ne cherchez pas de cloportes, mais du bois pourri blanc. Le bois pourri blanc désigne des troncs ou des branches qui gisent dans la forêt depuis des années et qui sont en train de pourrir. C’est là que se développe le champignon responsable de la pourriture blanche, qui décompose lentement le bois. Ce bois en décomposition s’émiette très facilement entre les doigts et dégage une légère odeur de champignon, qui n’est pas désagréable, mais rappelle plutôt celle d’une délicieuse soupe aux champignons en automne.

Lorsque l’on retourne ces troncs ou ces branches, on découvre tout naturellement des espèces très variées d’isopodes et de glomérides. Les glomérides (Glomerida) constituent un ordre au sein du groupe des mille-pattes et n’appartiennent donc pas à la famille des isopodes (Isopoda). En raison de leur corps court et fortement bombé, ainsi que de leur capacité à s’enrouler en boule en cas de danger, les glomérides sont souvent confondus avec les isopodes roulants. Cependant, les glomérides se distinguent des isopodes par leurs segments largement uniformes et par leur capacité à dissimuler leur tête derrière le premier segment dorsal lorsqu’ils s’enroulent en boule.
Je vous recommande de commencer par les cloportes, car ils sont plus faciles à élever, leur taux de reproduction est plus élevé et, surtout, leur cycle de développement est nettement plus rapide. D’après mon expérience, les cloportes roulants font toujours un tabac auprès des enfants !


Comment aménager un espace dédié aux cloportes dans le salon ?
La taille nécessaire du bac d’élevage ou du terrarium dépend du nombre d’animaux. Pour ma part, j’ai constaté qu’un groupe de 12 animaux était optimal et j’ai toujours obtenu d’excellents résultats avec ce nombre. Pour un tel nombre, notre kit complet « Insektenliebe » pour cloportes est tout à fait suffisant.
L’humus de forêt de feuillus constitue un substrat idéal. Si vous débutez dans l’élevage des cloportes et que vous n’avez pas encore pris le coup de main, nous vous conseillons de commencer avec une couche de substrat de 3 cm d’épaisseur. Celle-ci retient suffisamment l’humidité et vous permettra de corriger sans difficulté une erreur d’arrosage occasionnelle.
Dans ce substrat, vous mélangez une poignée de bois pourri blanc et vous posez par-dessus un beau et gros morceau d’écorce de liège, afin que les cloportes aient un endroit où se réfugier. À côté de ce morceau d’écorce de liège, vous déposerez des feuilles mortes sur le substrat. Le bois pourri blanc et les feuilles mortes répondent parfaitement aux besoins alimentaires de base des cloportes.
Un coin recouvert de mousse des bois s’est révélé être un excellent moyen d’humidifier l’air et est indispensable.
Que mangent nos nouveaux cloportes ?
En matière d’alimentation, les cloportes sont faciles à entretenir : comme le bac contient déjà des feuilles mortes et du bois en décomposition, il vous suffit de leur donner un complément alimentaire. Vous pouvez leur donner des carottes, des courgettes, des patates douces, du chou chinois ou encore un œuf cuit. Je vous déconseille toutefois les variétés de légumes et de fruits riches en eau, car ils moisissent tout simplement beaucoup trop vite. Ce n’est certes pas nécessairement nocif pour les animaux, mais cela peut devenir pénible à la longue pour vous-mêmes et ce n’est pas très agréable à voir.
De temps en temps, il convient de leur proposer des protéines sous forme de nourriture pour cloportes. Veillez à n’en mettre qu’une très petite quantité dans le récipient, afin que les animaux la mangent immédiatement et entièrement avant que de la moisissure ne se forme.
La seiche est un apport en calcium vraiment essentiel. Dans la vie quotidienne, on la connaît surtout pour son utilisation dans les cages à oiseaux. Mais les cloportes ont eux aussi besoin de ce complément pour renforcer leur carapace. Les coquilles de seiche devraient donc toujours être disponibles dans le récipient, afin de répondre aux besoins élevés en calcium nécessaires au développement des cloportes. Vous pouvez également moudre des coquilles d’œufs et les proposer aux animaux. Mon expérience montre toutefois que celles-ci sont loin d’être aussi bien acceptées que les coquilles de seiche, plus tendres.
Comment prendre correctement soin de nos cloportes ?
L’entretien a lieu deux fois par semaine. Dans la partie où se trouve le coin de mousse, il est préférable d’humidifier la surface du bac à l’aide d’un vaporisateur à main. Les cloportes aiment s’y rendre pour muer. Comme il est impossible de donner une règle générale concernant la fréquence de pulvérisation, car des facteurs tels que la température ambiante, la taille du bac, la hauteur du substrat et le niveau d’aération par rapport au bac jouent un rôle, vous devez veiller à ce que le substrat soit globalement humide comme du tabac et qu’il le reste. Le substrat ne doit être ni mouillé ni sec. Si vous partez en vacances pendant deux semaines, il est conseillé de conserver le bac dans un endroit frais et sombre. Une cave constitue un emplacement approprié à cet effet. La gelée pour coléoptères constitue une source de nourriture adaptée pour une période prolongée.









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