Nous lançons un nouveau projet de sélection de couleur avec cet individu. Comme je n’ai encore jamais entendu parler d’une variante de couleur chez l’espèce Porcellio spec. Maroc, il est extrêmement passionnant de parvenir à isoler cette mutation.
Lorsque j’ai remarqué cet animal pour la première fois, j’ai pensé qu’un Porcellio scaber s’était égaré dans ma boîte de P. spec. Maroc. À première vue, j’ai pensé à un croisement entre un P. scaber « Calico » et un « Lava ». Cependant, la taille de l’animal ne correspondait pas à cette hypothèse, car il est nettement plus grand et plus large que les cloportes.


Je vous ai demandé de voter sur Facebook pour choisir le nom que nous allions donner à ce morphe de couleur. Le commentaire ayant recueilli le plus de « J’aime » a remporté le vote. Notre morphologie de couleur porte désormais le nom de Porcellio spec. Maroc 8i. Selon le contexte, le mot « Achi » peut avoir différentes significations. Dans la plupart des cas, on entend le mot « Achi » chez les jeunes comme un terme d’argot, et ceux-ci font souvent référence au mot arabe « Akhi ». Le mot « Akhi » signifie en français à peu près « mon frère ». Par « frère », on n’entend pas nécessairement un frère de la famille, mais souvent un « collègue » ou un « ami ».
Si vous souhaitez vous aussi participer au choix d’un nom, il vous suffit de me suivre sur Facebook : je vous invite régulièrement à prendre part aux décisions concernant « Insektenliebe » sur cette plateforme. Il vous suffit de cliquer sur la bannière Facebook.

Par rapport à la P. spec. « Maroc » de couleur sauvage, le bord extérieur des plaques segmentaires vire à l’orange vif. Chez les cloportes de couleur sauvage, je qualifierais plutôt ce bord d’orange rougeâtre. De la couleur de fond brunâtre des plaques segmentaires, il ne reste plus que le contour. Les traits sombres au centre correspondent au canal intestinal, qui n’a rien à voir avec la coloration proprement dite.


Lorsque nous découvrons une mutation, nous mettons en place un nouvel élevage complet d’assels. Nous utilisons donc un bac d’un volume de 5 litres. Bien sûr, ce bac est en réalité surdimensionné pour un élevage d’assels comprenant quelques individus de chaque sexe, mais cette taille permet de créer différentes zones climatiques pour les occupants : une zone plutôt sèche, un coin humide recouvert de mousse et, entre les deux, une zone humide comme du tabac. À mon avis, c’est très important pour démarrer un élevage réussi. Le risque de perdre une mutation aussi rare à cause d’une erreur d’élevage est tout simplement trop grand à mes yeux. Comme il s’agit d’une femelle, j’y ai ajouté trois mâles P. spec. « Maroc » et j’attends avec beaucoup d’impatience la première progéniture.










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