Dans mon dernierarticle de blog, j’ai évoqué les avantages des vraies plantes dans un terrarium et je vous ai présenté mes nouvelles orchidées. Je souhaite à présent attacher ces orchidées et les suspendre dans mes boîtes BraPlast.
En règle générale, les orchidées en suspension sont considérées comme nécessitant davantage d’entretien en intérieur, car l’humidité de l’air est mieux conservée dans le substrat du pot que dans la pièce. C’est pourquoi il est recommandé de vaporiser ou d’arroser les orchidées en suspension plusieurs fois par jour.
L’humidité de l’air étant plus élevée dans le terrarium, cet inconvénient n’est pas pertinent. Au contraire, dans ce cas, une orchidée attachée présente plusieurs avantages :
Quelles orchidées pouvez-vous envisager ?
Il existe différents types de port chez les orchidées et il convient de distinguer :
- épiphyte, poussant sur d’autres plantes
- terrestre, poussant sur Terre
- lithophyte, poussant sur des rochers ou des pierres
Seule cette espèce d’orchidée épiphyte peut donc être utilisée pour l’attache.
Informations générales sur les orchidées épiphytes
Le mot « épiphyte » vient du grec et signifie : « epi » = « au-dessus » et « phytos » = « plante » ; il se traduit donc littéralement par « plante au-dessus ». On peut en déduire que cette plante pousse en épiphyte sur d’autres plantes. Autrefois, ces orchidées étaient qualifiées à tort de « parasites », car on pensait qu’elles se nourrissaient des plantes hôtes sur lesquelles elles poussaient.
Ces espèces d’orchidées ont été évincées du sol par d’autres plantes à la croissance plus vigoureuse ; elles se sont donc adaptées à un habitat arboricole. Ce n’est qu’à cet endroit qu’elles ont pu survivre grâce à une lumière et une humidité suffisantes.
Les orchidées épiphytes se nourrissent exclusivement par leurs racines, grâce aux précipitations, aux feuilles mortes, aux algues, aux mousses, aux excréments d’animaux, aux animaux morts, etc. Elles s’accrochent simplement à leur hôte à l’aide de leurs racines aériennes afin d’avoir un ancrage suffisant. Ces racines aériennes possèdent des propriétés particulières : elles forment une structure multicouche appelée « velamen radicum ».
À l’état sec, le velamen radicum est une couche cellulaire d’aspect blanc ou argenté, capable d’absorber l’humidité de l’air grâce à de nombreux pores de grande taille. Parallèlement à l’humidité de l’atmosphère, les racines des orchidées absorbent également les nutriments qui y sont dissous. De nombreuses orchidées produisent également de la chlorophylle dans leurs racines aériennes et peuvent ainsi, à l’instar des feuilles vertes, assurer leur métabolisme.
Préparation
Pour attacher une orchidée, vous aurez besoin du matériel suivant :
un morceau de liège
- mousse de sphaigne
- collants
- Ciseaux
- pince
- Fil de jardin
- fil de ligature
- une orchidée épiphyte
Attacher une orchidée
Avant de retirer la plante de son pot, je la plonge dans un bain d’eau pendant une demi-heure. Cela rend les racines aériennes plus souples et évite ainsi qu’elles ne se cassent lors de la fixation.
En attendant, vous pouvez déjà percer deux trous dans le support (dans mon cas, un morceau de liège) : un en haut et un en bas, puis y faire passer un bout de fil de fer. C’est là que j’accrocherai l’orchidée plus tard. Je perce les trous à la main à l’aide d’un petit tournevis et n’utilise pas de machine pour ce matériau tendre.
Le liège n’est pas le seul support qui convienne. Il m’arrive parfois d’utiliser également du xaxim. Il s’agit de troncs séchés de fougères arborescentes. Dans leurs nombreuses fissures, trous et interstices, on trouve une multitude de graines et de spores de plantes vivantes, principalement des mousses et des fougères. Je veille toujours à ce que le xaxim provienne de plantations et non de la forêt tropicale. J’expliquerai pourquoi j’y prête attention dans un autre article.
Ensuite, je dépose un peu de sphaigne sur l’écorce de liège et je l’attache avec du fil de jardin. Lors du choix du fil, il est important de veiller à ce qu’il ne rouille pas par la suite. Bien sûr, vous pouvez également utiliser d’autres variétés de mousse. Parmi celles que l’on trouve dans la nature, je vous recommande la mousse d’arbre, mais uniquement celle provenant d’arbres déjà abattus, bien entendu. Vous pouvez découvrir ici comment je procède avec les matériaux que je prélève dans la nature .
Ensuite, je découpe trois bandes de 5 mm dans les bas pour femmes. Pas besoin de règle pour cela, il suffit de couper à l’œil. Je m’en sers pour attacher l’orchidée. Les bas en nylon sont parfaits, car ils sont élastiques, résistants et imperméables. Ainsi, les racines aériennes ne sont pas endommagées et peuvent continuer à pousser librement. Petite astuce : je n’achète pas de collants en nylon à cet effet, mais je demande dans un magasin de chaussures s’ils ont des bas d’essai gratuits . Vous pouvez également utiliser un élastique de ceinture de pantalon, mais ceux-ci ont des bords plus tranchants et sont donc moins adaptés.
J’attache l’orchidée suffisamment fermement pour qu’elle ne bouge pas. Dès que de nouvelles racines se formeront, celles-ci s’accrocheront au support. Lorsque leur nombre sera suffisant, vous pourrez retirer les bandes de nylon.
Vaporisez ensuite généreusement au-dessus d’un lavabo, puis suspendez-la dans l’insectarium. Pour cela, je perce deux trous dans la boîte BraPlast à l’aide d’un scalpel et j’y fixe le fil de fer. Et voilà, vous disposez désormais d’un petit coin de nature dans votre insectarium. Les mantes religieuses et les orchidées bénéficient ainsi d’un climat ambiant optimal, et l’ensemble est tout simplement plus esthétique que les plantes en plastique disponibles dans le commerce.
Quelles plantes utilisez-vous dans vos terrariums ?

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